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剣禅一如
Kenzen ichinyo (le sabre et le zen ne font qu’un)
Commençons cette nouvelle année par une courte présentation de trois acteurs majeurs qui, au tout début du 17ème siècle, ont façonné l’essence même du budo, et, partant, le système de pensée de la société japonaise.
Cette maturation se produit durant le début de la période Tokugawa 徳川時代 (1600-1868) qui a été marquée par un intense développement des arts martiaux.
Bien qu’ayant des parcours très différents Soho Takuan, Miyamoto Musashi et Yagyû Munemori se retrouvent, après de longues et profondes expériences, malgré des approches distinctes, sur la nature de l’accomplissement.
Takuan, moine zen, issu d’une famille de samouraï mettait l’accent sur la nécessité de garder l’esprit libre de tout attachement et de toute fixation. En matière de combat cela revenait à empêcher l’esprit de s’arrêter, ou de se fixer dans un endroit quelconque, que ce soit au niveau de la posture, de la technique, du sabre de l’adversaire, ou tout ce qui pouvait contrarier les libres circonvolutions de l’esprit. Quelle que soit l’action de l’adversaire, qu’il coupe ou qu’il pique, il est essentiel que l’esprit ne s’arrête en aucun de ces lieux.
Pour lui un samouraï devait se débarrasser de tout attachement, ouvrir les yeux sur la réalité et se situer dans le non esprit. S’il était capable d’une telle prouesse, le corps et le sabre bougeraient alors naturellement, et il pourrait démontrer dans ses mouvements à la fois son esprit et sa technique et cela sans la moindre affectation.
Pour Takuan arrêter son esprit était synonyme de défaite.
Vers 1632 il a publié un traité philosophique sur l’art du sabre dans la perspective du bouddhisme zen : « Le récit mystérieux de la sagesse immuable (Fudôshi shinmyôroku 不動智神妙録) »
Musashi, est le plus célèbre samouraï de toute l’histoire du japon. A l’âge de treize ans il a livré son premier combat victorieux, et à trente ans il avait participé à plus de soixante combats dont il est sorti vainqueur. Il était un samouraï errant et affirmait n’avoir reçu aucun enseignement de quiconque, développant ses qualités de combattant en défiant les experts rencontrés au fil de ses déplacements.
Il s’en tenait à une approche pragmatique de l’art du sabre, ses différentes tactiques, comment déplacer ses pieds, où se placer par rapport au soleil ou encore comment attaquer ou parer. Pour lui une confrontation ne consiste pas à réaliser une technique époustouflante mais totalement inefficace, cela signifie gagner.
En prolongement de sa vie de bushi il se consacre à des activités artistiques, notamment la peinture, la sculpture et la calligraphie où il excelle.
A l’âge de soixante ans il s’enferme dans une grotte pour méditer sur sa vie. Face à lui-même il fait le point sur son parcours et ce qu’il en retient.
La Voie c’est la maîtrise du centre, en toute chose il faut assurer le fond, la tactique en découle. La tactique c’est l’art de porter le point du centre en une multitude de points différents; quelque soit le nombre d’adversaires, ce nombre peut toujours se réduire à un.
La tactique associée à l’espace-temps donne le rythme qui conduit à la maîtrise subtile de l’énergie et à contrôler l’adversaire dans son propre rythme.
Le combat n’est qu’une manière de faire apparaître ce qui préexiste. Un combat est toujours gagné avant d’être livré, il est d’abord gagné en esprit, en esprit libre toujours en mouvement que rien ne peut ébranler.
En 1643 il rédige les préceptes de la Voie, ouvrage connu sous le nom « Livre des cinq anneaux (Gorin no sho 五輪書) ».
Munemori était l’héritier d’une longue tradition, la Yagyu Shinkage ryu, l’une des plus anciennes écoles de kenjutsu japonaises. Il a été formé par son père, Sekishusai, qui était considéré comme l’un des meilleurs maîtres de sabre du Japon. Ce dernier avait perfectionné sa technique au point de pouvoir vaincre un homme armé sans avoir recours à la moindre arme. Un jour ils ont été invités par le Shogun Tokugawa Ieyasu, lui-même authentique maître de sabre, pour présenter les principes de la Shinkage ryu et notamment les techniques quelques peu mystérieuses de non-sabre. En particulier le ichi no tachi qui consiste à entrer dans la distance de frappe de l’adversaire, sollicitant l’attaque plutôt que de l’attendre, en avançant sous la frappe pour porter son propre coup.
Impressionné mais pas convaincu Ieyasu propose de combattre lui-même. Il prend un boken et attaque Sekishusai ne portant pas d’arme. Il est instantanément désarmé et contrôlé. Il demande un deuxième combat, le résultat est identique. Après avoir reconnu sa défaite Ieyasu sollicite respectueusement Sekishusai pour qu’il devienne son instructeur personnel. Mais celui-ci, du fait de son grand âge, propose son fils pour le remplacer. C’est ainsi que Munenori devient le maître d’armes du Shogun Tokugawa Ieyasu et son plus fidèle serviteur.
Vers 1632 Yagyu Munemori écrit « Le sabre de vie (Heihô Kadensho 兵法家伝書) », un grand classique de l’art du sabre.
Ce qui lie ces trois personnages
Takuan résidait dans une province éloignée dont le Daimyo local avait, en 1631, invité Musashi afin qu’il présente son style de sabre. A cette occasion le Daimyo a organisé la rencontre en y associant Takuan. S’en sont suivies des discussions et démonstrations de l’application du zen dans le maniement du sabre. Cela a aussi influencé la réflexion de Takuan lors de la rédaction de son traité philosophique.
Mais Takuan était aussi l’ami de Munemori à qui était destiné « Le récit mystérieux de la sagesse immuable ». « Le sabre de vie » écrit par Munemori est une nomenclature de techniques, une source de méditation et une base philosophique pour que le sabre devienne un instrument de vie plutôt que de mort. Le tranchant de la lame se doit de savoir exprimer ce que sous-tendent l’éclosion des fleurs au printemps et le flétrissement des feuilles à l’automne.
C’est donc Munemori qui a introduit la philosophie zen dans les arts martiaux et le concept « Kenzen ichinyo », la Voie du sabre et la Voie du zen ne font qu’une.
Transition du bushido vers le budo
Avec la perception et la prise de conscience de cette dimension spirituelle, les samouraï les plus éminents, en quête d’une efficacité ultime, ont fait évoluer leur pratique. Il est donc possible de considérer que c’est à cette époque que du bushido est né le budo, une Voie martiale sans limite.
Le texte de Munenori est vite devenu populaire grâce à son applicabilité au-delà du paradigme du guerrier. C’est ainsi que des adeptes, en recherche d’absolu, pratiquent le shodô (la calligraphie), le chadô (la voie du thé), le kadô (l’art des fleurs) …, si populaire que cet état d’esprit, Yamato Damashi (l’âme du Japon) infuse et inspire toujours la nation japonaise dans son ensemble.
Alors, pour 2026, je vous souhaite à chacun une bonne évolution sur la Voie que vous avez choisie.
La calligraphie ci-dessus sera disposée au Kamiza cette année.
明けましておめでとう ございます
Akemashite omedetô gozaimasu
Bonne Année
Didier
Saison 2025/2026
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Vacances de Noël :
- dernier cours samedi 20 décembre
- reprise mercredi 7 janvier
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Gasshuku Dinard 2025
Date : 8 au 11 mai
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Gasshuku Dinard 2024
Date : 17 au 20 mai
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Article NR du 11 décembre 2022
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Gasshuku Dinard 2022
Date : 3 juin au 6 juin

Gasshuku Dinard 2019
Date : 30 mai au 2 juin
Gasshuku Dinard 2018
Date : 18 au 21 mai.
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Parce qu'il faut savoir d'où l'on vient ....
Vous trouverez sous l'onglet Téléchargements/Divers la plaquette du 30ème anniversaire de la FFAB.
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Quelques photos du séjour au Japon de Eric, Marc et Mathias sont en ligne
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Sculpture d'un buste de Tamura Sensei par Fulbert.

Vous pourrez suivre l'évolution de sa réalisation sur son Blog
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Examen de ligue du 21 juin
- Frantz 1er Dan
- Pierre-Marie 1er Dan
- Sébastien 1er Dan
Examen du 18 juin
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CSDGE 17 septembre
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